Il existe une perspective prometteuse :
les observations multiples à grande
distance
Joël Mesnard
Généralement, quand on cherche à observer un objet quelconque,
ou simplement lorsqu'on désire s'assurer de son existence, on a intérêt à essayer
de s'en rapprocher. Je voudrais tenter de montrer ici qu'avec les ovnis, c'est
plutôt l'inverse : si nous voulons progresser, ce n'est pas sur les rencontres
rapprochées que nous devons mettre l'accent, mais au contraire, sur les observations
à grande distance, lorsqu'elles comportent des témoins nombreux et qu'aucun
phénomène connu, naturel ou artificiel, ne fournit d'explication. Ces observations
multiples existent. Elles contiennent des éléments d'information capables d'entraîner,
à terme, une reconnaissance générale - et définitive - de la réalité
des ovnis. Si nous parvenions à les faire largement connaître, l'ufologie sortirait
enfin du ghetto culturel et médiatique où elle stagne depuis quelques décennies.
Alors, et alors seulement, les fantastiques récits de l'ufologie « rapprochée »
perdraient l'aura de démentielle invraisemblance qui est, dans une large mesure,
à l'origine des blocages actuels.
Il suffit de parcourir l'abondante littérature ufologique
de ces trente dernières années, pour constater à quel point les chercheurs et
les auteurs ont privilégié les rencontres rapprochées (RR), par rapport aux
autres manifestations du phénomène OVNI. Et plus les rencontres sont rapprochées,
intimes, terrifiantes, plus elles passionnent la mince frange du public ouverte
au problème. Avec une observation à grande distance (plusieurs kilomètres, par
exemple), on n'intéresse plus grand monde : il n'y a pas assez de détails !
Les gens veulent des abductions, des « petits gris »' (ou des grands
blonds), des simulacres d'examens médicaux, des poses d'implants, des histoires
de missing fœtus, des révélations traumatisantes... C'est pourquoi
beaucoup d'ufologues de par le monde, légitimement soucieux d'être entendus,
ont accordé leur préférence aux affaires « sensationnelles », qui
assurent un minimum d'audience. Les démonstrations de la réalité des ovnis avaient
(et ont toujours) tendance à lasser rapidement une grande partie du public,
qui préfère les histoires aux démonstrations.
Malheureusement, les histoires sensationnelles sont aussi,
au regard du sens commun, les plus douteuses. C'est ainsi qu'un abîme d'incompréhension
n'a cessé de se creuser, entre ceux qui ignorent tout du problème et ceux qui,
au fil des ans, ne cessent de l'approfondir. Ce fossé n'est une bonne chose
pour personne :
1°) Aujourd'hui, il est une cause de soucis pour les ufologues,
qui souffrent de n'être pas pris au sérieux, et surtout, il constitue un frein
au développement de la recherche sur les ovnis, qui reste marginalisée. Des
espoirs de reconnaissance nés de la vague des années soixante-dix, il ne reste
à peu près rien. A quelques détails près, l'apport de notre recherche à la culture
vivante se limite à l'apparition d'un nouveau style publicitaire: les extraterrestres
font vendre, et leur rôle se limite à cela. Des preuves de la présence réelle
du phénomène (1), des enquêtes à son sujet, il
n'est presque jamais question dans les médias, même et surtout lorsqu'elles
sont de qualité (2). Infiniment moins, en tout
cas, qu'il y a trente ans. Stupéfiante régression !
2°) A terme, si la présence de nos visiteurs venait à éclater
au grand jour, il provoquerait de graves difficultés d'adaptation chez les retardataires,
qui se verraient contraints, du jour au lendemain, à une révision déchirante
de leur image du monde.
Il me paraît évident que le désintérêt à peu près complet
qui frappe l'ufologie - et qui va ouvertement jusqu'au mépris absolu -
résulte pour une large part du flot d'histoires « sensationnelles »
que charrie une certaine littérature ufologique depuis vingt ans. J'admets
que certaines de ces histoires sont probablement l'expression d'une certaine
réalité (subtile, complexe, voilée), dont nous ne percevons, rarement, que quelques
manifestations, qui nous restent incompréhensibles. Mais si nous voulons réellement
progresser dans la compréhension de ces choses, il faut d'abord en finir avec
le tabou qui empêche la transmission des informations fondamentales. Il faut
œuvrer pour obtenir (un jour...) la reconnaissance générale de la réalité des
ovnis, afin que le climat devienne plus serein, et que la recherche ufologique
soit enfin dégagée de la déplorable réputation qui pèse sur elle depuis l'origine.
Or, je le répète, l'extrême invraisemblance des récits de rencontres rapprochées
est actuellement l'un des facteurs qui font obstacle à cette reconnaissance.
Le grand public, qui ignore tout du b.a.-ba en la matière, et qui n'a même plus
le moindre souvenir des événements de 1954, n'est pas prêt à s'intéresser réellement
aux abductions, ni à tout ce qui suggère une emprise forte du « phénomène »
sur certains individus (sans parler des indices de possibles programmes d'hybridation,
ou d'autres horreurs du même genre). Et ce qui est vrai du grand public l'est
plus encore des scientifiques : ils ont en général une notion plutôt rigide
(légitimement rigide) de ce qui est digne d'intérêt et de ce qui ne l'est pas.
Peu portés aux grandes remises en question, lorsqu'elles viennent de ceux qui
n'ont pas leur savoir, ils négligent (et négligeront) de s'informer sur une
question qui a aussi mauvaise réputation. En conséquence, ils n'ont pas fini
de faire une fixation sur ce qu'ils persistent à appeler « l'absence de
preuves ».
Depuis vingt ans, nous avons probablement
mis la charrue avant les boeufs
Si nous voulons en finir avec la situation actuelle, il ne
sert à rien d'exposer par le menu les misères endurées par une énième abductée.
Il faudrait d'abord que soient connus les faits fondamentaux, qui seuls
permettent de comprendre que des objets de nature inconnue sont discrètement
présents dans notre environnement. Il faudrait enfin faire connaître
les documents qui en attestent. Beaucoup de ces documents sont assez facilement
accessibles. Pourtant, ils restent ignorés de presque tout le monde. C'est par
là qu'il faut commencer. C'est par là qu'il fallait commencer. Mais les
désordres de l'Histoire ont contrarié le déroulement logique du processus qui
aurait dû se dérouler. Au lieu d'insister sur les preuves, qui existent bel
et bien, nous avons laissé se développer prématurément et de façon anarchique
une ufologie hard, absolument sensationnelle mais peu démonstrative.
Quels que puissent être ses fondements réels (que je ne conteste pas), elle
n'emportera jamais la conviction du public, et encore moins celle de la communauté
scientifique. Il est grand temps de revenir aux fondements de l'ufologie, à
l'exposé des « cas en béton », sans la connaissance desquels tout
le reste demeure incompréhensible. En négligeant d'exposer le message fondamental
qui la légitime, l'ufologie s'est laissée marginaliser. En conséquence, la situation
actuelle nous contraint, à mon avis, à une sorte de retour aux sources. Les
ayant assimilées depuis longtemps, nous avons fini par oublier leur primordiale
nécessité.
Je ne suggère absolument pas que nous renoncions à l'étude
des RR, ni même que nous la mettions en sommeil, si peu que ce soit. Je propose
seulement que, vis-à-vis du grand public, dans la mesure où nous parvenons à
le toucher, nous accordions, autant que possible, la priorité aux faits les
plus probants, jusqu'à ce que soit enfin compris le message qui aurait dû être
entendu, en France, dès octobre 1954, mais ne l'a pas été (3).
Eux seuls peuvent, avec le temps, amener les « sceptiques » à réviser
leur position. Eux seuls peuvent apporter à l'ufologie le minimum de respectabilité
qui lui fait cruellement défaut, et que les histoires de bedroom visitors
poseurs d'implants et récupérateurs d'embryons ne lui donneront jamais. Même
si elles sont vraies, d'ailleurs...
Des dizaines d'exemples... C'est plus
qu'il n'en faut !
Parmi ces faits les plus probants, ces « cas en béton »,
il me semble qu'on peut distinguer, grosso modo, deux catégories :
d'une part, ceux qui doivent leur exceptionnelle qualité à celle des témoins,
à leur nombre parfois, ou encore à la présence d'effets physiques bien établis.
Je rangerais dans cette catégorie, par exemple, l'affaire de Tananarive (4),
celle du RB-47H (5), celle du Mirage IV (6),
celle de l'A 320 Nice-Londres (7), ou encore
Trans-en-Provence (8) ; d'autre part, il existe
des cas d'observations simultanées, ou quasi-simultanées, par des témoins nombreux,
situés en des lieux différents. Cette dernière catégorie d'événements recèle
une quantité appréciable de « preuves de la réalité des ovnis ». Pourtant,
elle a si peu retenu l'attention des chercheurs, que le public ignore jusqu'à
son existence. Les événements du 24 juillet 2003 dans le Vaucluse,
les Bouches-du-Rhône et le Gard, en sont la preuve flagrante. Les affaires de
ce genre constituent, pour l'ufologie, une sorte de filon, aussi prometteur
qu'inexploité, que nous aurions tort de continuer à négliger.
Dans le numéro 368 de Lumières dans la Nuit,
à propos des événements du 22 février 2003, j'ai désigné ce genre
d'affaires par le terme « observations multiples simultanées à grande distance »
(en abrégé : OMSGD). On peut sans doute renoncer à la troisième lettre de cet
acronyme, d'abord parce que ça fera une lettre de moins à prononcer, et aussi
parce que dans bien des cas, la simultanéité n'est qu'approximative, ou incertaine.
Parlons donc plutôt d'OMGD : observations multiples à grande distance,
en sous-entendant qu'elles sont très rapprochées dans le temps, et éventuellement
simultanées (ce qui n'est pas rigoureusement indispensable pour qu'on puisse
en tirer de solides conclusions).
Combien d'affaires de ce genre trouve-t-on dans les archives ?
Des dizaines, certainement; des centaines, peut-être. Je n'ai pas cherché à
en dresser une liste colossale, ce qui aurait nécessité des centaines (ou des
milliers ?) d'heures de compilation. Voici (tableau
suivant) une simple liste de 21 exemples, qui devrait amplement suffire
à illustrer l'intérêt de ce genre d'événements.
Les faits sont éloquents. Encore faut-il
les connaître...
Je crains que la lecture de ce tableau (peu attrayant, à
première vue...) soit fastidieuse, mais je demande à ceux qu'intéresse la question
des preuves en ufologie, de faire l'effort d'y jeter plus qu'un rapide coup
d'œil. Aussi rebutant qu'il puisse paraître, il contient des évidences de la
réalité des ovnis, ou plus exactement, des informations qui, si on voulait bien les prendre en considération,
devraient (après toutes les vérifications qu'on voudra) avoir valeur de preuves.
Elles mériteraient, au minimum, une attention qui leur a rarement été accordée.
Nos 21 exemples d'OMGD ne contiennent pas tous la même « quantité »
d'évidence. Dans certains cas (22 février 2003 surtout), cette valeur
est à peu près nulle : des données incomplètes, équivoques et imprécises ne
prouvent évidemment rien. Dans d'autres, elle est faible, médiocre ou discutable.
Le point important est que parmi ces 21 exemples, on en trouve huit qui montrent
clairement, sans discussion possible, que certains jours, des choses parfaitement
inconnues, incompréhensibles, se promènent, souvent en nombre, dans des régions
assez bien délimitées : 16 août 1954, 16 août 1965,
18 juillet 1967, 18 août 1987, 5 novembre 1990,
3 octobre 1991, 10 août 1998, 24 juillet 2003.
Ce total de 8 est un minimum absolu. Trois autres événements
parmi les 21 de notre liste, sans présenter des évidences aussi massives que
le 5 novembre 1990, ou même le 18 juillet 1967, sont à retenir
: ceux du 18 août 1987, du 21 décembre 1988 (avec
le remarquable cas de Gouvernes), et du 6 février 1989. Mais préférons
l'absolue solidité à la quantité, et retenons le chiffre de 8 OMGD extrêmement
révélatrices.
On notera que la notion d'OMGD tangente deux notions plus
classiques en ufologie : la notion de mini-vague et celle de parasitage
de rentrée atmosphérique. Ainsi, la soirée du 10 août 1998 n'est que
le pic d'intensité d'une vague d'apparitions d'ovnis (notamment triangulaires)
qui a couvert toute la première quinzaine d'août 1998. D'autre part, il
semble n'y avoir aucune différence fondamentale entre, par exemple, les événements
du 16 août 65 (exposés ci-dessous), ou bien du 18 août 87,
ou encore du 24 juillet 2003, et une vague d'ovnis très brève et localisée :
c'est la même chose.
Quant aux « parasitages de rentrées atmosphériques »,
ils sont illustrés ici par les affaires du 18 juillet 67, du 5 novembre 90,
et probablement du 31 mars 93.
Prenons un exemple
Il n'est évidemment pas question d'examiner ici en détail
nos 21 exemples d'OMGD : cela nécessiterait quelques centaines de pages
(dont la moitié, peut-être, pour le seul 5 novembre 1990). C'est pourquoi
j'invite les personnes intéressées par la question à examiner le sujet en profondeur,
en prenant tout le temps nécessaire. En effet, cela ne se fera pas en un jour.
C'est même une recherche qui pourra durer des mois, voire des années. Elle entraînera
ceux qui le voudront loin au delà des apparences immédiates et des préjugés
- quels qu'ils soient - qu'on peut avoir sur ces questions.
Je suis convaincu par avance que bien peu tenteront l'aventure,
qui consiste tout d'abord à essayer de vérifier - si possible aux sources
premières - le maximum de témoignages, ensuite à les rassembler et les
comparer, pour tenter de voir ce qui se dégage de l'ensemble. Je vous propose
donc que nous examinions un exemple d'OMGD. Le premier de notre liste tranche
un peu par rapport aux autres : c'est le plus ancien, le seul qui ne se
soit pas produit en France métropolitaine, il y a un ovni unique (alors que
la plupart des OMGD concernent des objets multiples), et enfin la chose a été
vue par beaucoup d'assez près. Choisissons donc plutôt notre second exemple :
la soirée du 16 août 1965 dans le quart sud-est de la France. Il suffit de consulter
la presse régionale des jours suivants pour trouver de nombreuses références,
et probablement même, des témoignages oubliés. (Je remercie par avance ceux
qui voudront bien faire la recherche, par exemple dans les Archives départementales
de la zone concernée, où je ne serais pas étonné qu'on puisse découvrir quelques
trésors susceptibles de consolider la documentation existante ...)
Ce soir-là, tout semble commencer à 21 h 15, avec une série de 9 observations.
Première constatation : nos sources (principalement des journaux des jours
suivants) précisent rarement la direction de déplacement des objets, plus rarement
encore la direction du regard des témoins, et presque jamais les deux à la fois
(ce qui serait pourtant indispensable pour faire le bilan).
A Montluçon (Allier), plusieurs personnes voient passer dans
le ciel une boule verte à reflets bleus, qui laisse derrière elle une traînée
lumineuse. Durée : quelques instants.
A Saint-Germain-l'Herm (Puy-de-Dôme), M. Lassman et sa fille
observent, durant une quinzaine de secondes, une vaste lueur blanche dans le
ciel.
A Murat (Cantal), plusieurs personnes, dont MM. Rodier et
Mijoule, voient une sphère verte, très lumineuse, qui traverse le ciel.
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la carte 1
A Labastide-Rouairoux (Tarn), c'est un cigare lumineux, vert
et rouge, laissant derrière lui une longue traînée fluorescente, qui est vu
pendant quelques secondes, se déplaçant du nord-ouest vers le sud-est. L'article
ne précise pas, hélas, si la chose est passée au nord-est, au sud-ouest, ou
encore (cas limite) à la verticale du point d'observation.
A Saint-Beauzire (Haute-Loire), au lieu-dit Lespinasse, on
voit surgir un « engin mystérieux » dégageant une intense lumière
« d'un vert rosé » et traînant une longue queue. L'objet, qui se
dirige vers le nord, reste visible pendant une trentaine de secondes.
A ce stade, une seconde conclusion s'impose : les cinq
descriptions (trop succinctes) que nous venons de voir ne sont pas fondamentalement
incompatibles, et on peut imaginer un instant qu'elles concernent le même objet.
Hélas, les directions de déplacement indiquées dans les deux derniers cas font
entre elles un angle (évidemment très approximatif) de 135°. C'est quand même
beaucoup ! S'il s'agit d'un objet unique, il a manœuvré, donc ce n'est
pas un bolide, donc... c'est un ovni. A moins que ce ne soient deux bolides,
qui par hasard se montrent le même soir, à la même heure, dans la même région.
A priori, ce n'est pas impensable. Seulement voilà : le défilé va durer
encore pendant deux heures et trente-cinq minutes !
Toujours à 21 h 15, nous trouvons une observation faite par
les frères Didier et André Viaules, au carrefour des départementales 103 et
803, entre Saint-Papoul et Verdun-en-Lauragais (Aude). Elle est particulièrement
intéressante car, moyennant une petite recherche sur les lieux, il serait facile
de positionner la direction d'observation : en effet, le deux témoins ont
vu le phénomène descendre, sur une trajectoire apparente verticale, en direction
d'un petit édifice (peut-être un moulin dont les ailes ont été démontées) situé
au sommet d'une petite butte, la colline du Moulin Rouge, probablement en direction
de l'est ou de l'est-sud-est.
Il s'agissait d'une boule lumineuse verte, munie de quatre
pointes et suivie d'une traînée orange. Le même soir, à la même heure, plusieurs
personnes, à Saint-Papoul et à Verdun-en-Lauragais, ont signalé un éclair, comparable
à un flash de photographe, qui correspond probablement au passage du même objet.
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le schéma 1
Vers la même heure, des observations sont faites à 265 km
de là, à Marseille. Par exemple, M. et Mme Pontonnier, qui se trouvent sur la
terrasse d'une villa, à la Pointe Rouge, voient passer au-dessus de la mer,
et à une distance qu'ils estiment à 1 km, un objet discoïdal qui se déplace
d'abord d'ouest en est, horizontalement, puis semble prendre un virage, et disparaît
au-dessus des terres, à l'est du site d'observation. D'apparence métallique,
l'objet est suivi d'une traînée rouge.
Toujours vers 21 h 15, aux Sablettes (un quartier
de la périphérie de Marseille), un campeur aperçoit « une traînée lumineuse
qui disparaît en direction de Marseille. Cette direction est-elle celle du déplacement,
où celle du regard du témoin ? L'article de presse ne le précise malheureusement
pas. On sait, en revanche, qu'à la même heure, d'autres personnes, à Marseille,
observent « une chose étincelante, aveuglante, laissant une traînée de
fumée », « une boule énorme », « un œuf avec une queue »,
laissant une traînée rouge à reflets verdâtres. (Ici, un rapprochement s'impose
avec le « vert rosé » signalé à Saint-Beauzire). Pour certains, la
chose aurait disparu vers l'est (direction indiquée par M. et Mme Pontonnier),
dans un nuage de fumée. Personne n'entend le moindre bruit, et cette remarque
vaut pour l'ensemble des observations de la soirée.
Toujours à Marseille, Mme Guibert voit, pendant à peine plus
de deux secondes, « une traînée lumineuse d'un blanc incandescent, qui
plonge à la verticale, avec de fortes vibrations », la vision (illustrée
par le schéma 3) s'achevant par un intense jaillissement de lumière bleu turquoise,
alors que la chose se trouve encore très haut au-dessus de l'horizon ».
Le moins qu'on puisse dire est que les indications dont nous
disposons, sur ces observations de 21 h 15, ne permettent ni de reconstituer
une trajectoire rectiligne, ni de déterminer ce que tous ces témoins ont observé.
Nous allons voir qu'au cours des deux heures et trente-cinq minutes qui vont
suivre, le mystère ne fait que s'épaissir...
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le schéma 2
21 h 30. Nous trouvons des observations à Châteaugay
et à Corent (Puy-de-Dôme), ainsi qu'à Allanche (Cantal), Costaros (Haute-Loire),
Bertholène (Aveyron), Marseille de nouveau et le Rouret (Alpes-Maritimes).
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la carte 2
Au Rouret, M. Euzière, professeur de physique, voit une intense
lueur rougeâtre, puis blanche, se dirigeant du nord-est vers le sud-ouest, ou
du nord vers le sud : elle apparaît, suivie d'une traînée, en direction
de Cagnes, et semble se diriger vers Antibes. La trajectoire est nettement incurvée
vers le sol. Au centre de la lueur se trouve un objet gros comme une étoile
de première grandeur.
Remarquons que nous avons ici (comme à Saint-Papoul) toutes
les indications géométriques souhaitables. La carte ci-dessous situe le lieu
d'observation, ainsi que Cagnes et Antibes.
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la carte 3
A Châteaugay - comme ailleurs ! - la description
est, hélas, beaucoup plus incomplète : M. Bouvier voit « une boule
lumineuse blanche, suivie d'une traînée légèrement colorée, se déplaçant vers
la terre en direction de l'est ». Durée estimée : entre 20 et 25 s.
L'indication « vers la terre, en direction de l'est »
est tout à fait insuffisante pour nous renseigner sur la trajectoire apparente.
Nous ne savons même pas si la direction en question est celle du regard du témoin,
ou celle du déplacement du phénomène ! Aurons-nous plus de chance à Corent ?
Oui, un peu, puisque le journal précise : « objet très lumineux, vert
clair, très long, se dirigeant approximativement du nord vers le sud ».
C'est mieux que rien, mais nous aurions aimé savoir dans quelle direction le
témoin voyait ça.
A Allanche, M. Ribeiro observe une boule de feu avec une
traînée d'un bleu éblouissant, qui se déplace à très grande vitesse, d'est en
ouest. Là encore (et ce n'est pas fini !), on aimerait savoir dans quelle
direction ce monsieur regardait.
A Costaros, six témoins, dont Mme Mouchon, voient la campagne
illuminée par une immense lumière verte. Boule et traînée vertes se déplaçant
vers l'est. Durée quelques secondes.
Une remarque, qui ne va pas dans le sens d'une explication
par un phénomène naturel unique : les directions de déplacement à Allanche
et à Costaros sont opposées.
On retrouve la (ou une) boule verte à Bertholène, semblant
descendre pour disparaître vers l'est-sud-est. Pas de traînée. Durée :
7 à 8 secondes.
A Marseille, les témoins sont nombreux : un journal
indique une dizaine de noms. Mais, les imprécisions sur l'heure étant ce qu'elles
sont, on ne peut faire une distinction nette entre les observations de 21 h
30 et celles rapportées un quart d'heure plus tôt. Un témoin, M. Allais, parle
d'un « long saucisson verdâtre, puis rouge, avec des séparations formant
des hublots ».
21 h 35. Camburat, dans le Lot. Mme Gironde observe une boule
orange et verte, laissant une traînée blanche, qui s'éloigne en direction de
Doulan. On peut supposer la trajectoire orientée approximativement vers l'est-nord-est.
Cela pourrait être le même objet qu'à Costaros, ou même à Bertholène, mais ce
n'est certainement pas le même qu'à Allanche, ou alors il a fait demi-tour,
et c'est donc un ovni !
21 h 37. L'heure est remarquablement précise, mais
la description totalement défaillante : nous savons seulement les noms
de 5 témoins à Cassis (M. et Mme Chaballier, M. et Mme Bouttrin, M. Louis Sibilla),
et qu'il y en a un sixième aux Trois-Lucs, à Marseille. Maigres renseignements !
Vers 21 h 40 : cinq observations, dont deux
sont particulièrement remarquables : Gréoux-les-Bains et Castres.
A Gréoux, trois dames (Mme Cozzolino, sa belle-mère, et Mme
Aruto prennent le frais sur une terrasse, lorsque tout-à-coup elles se voient
éclairées par un faisceau de lumière verte tombant du ciel ! Ce faisceau
est étroit, bien délimité, et n'éclaire que l'endroit où elles se trouvent,
formant au sol une tache lumineuse de quelques mètres carrés seulement !
Cette lumière leur donne l'impression très désagréable de « coller à la
peau », au point que Mme Cozzolino a le réflexe de se frotter le bras pour
s'en débarrasser.
Levant la tête, les trois dames voient une boule, « de
la taille d'un gros ballon de plage », de couleur argent, qui plane au-dessus
de la cour. Cette boule décrit trois cercles puis accélère et disparaît en direction
approximative du nord.
A 300 km de là, à Castres, sur la route de Revel, un automobiliste
voit une boule, ou une roue, verte, qui traverse la chaussée juste devant lui,
au niveau du sol, et passe entre deux platanes !
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la carte 4
A Saint-Germain-Lembron (Puy-de-Dôme), lumière intense dans
le ciel. Traînée lumineuse verdâtre, dont l'épaisseur est estimée aux trois
quarts du diamètre apparent de la lune. Elle est 12 à 15 fois plus longue que
large, et inclinée vers le sol, à 30° de l'horizontale.
A Saint-Sauveur-la-Sagne (Puy-de-Dôme également), M. Viallard,
professeur à la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand, observe un objet émettant
une vive lueur verte, suivi d'une traînée poudreuse, de couleur orange. Il voit
cette traînée sous un angle estimé entre 10 et 20 degrés. Elle est plus intense
à proximité de l'objet qu'à son autre extrémité. Trajectoire sensiblement rectiligne,
inclinée vers le bas, à 20° de l'horizontale. La chose défile de la gauche vers
la droite du témoin, et disparaît en direction de la constellation du Verseau
(qui se trouve très bas sur l'horizon, entre plein sud et sud-sud-ouest).
A Nice, un couple de retraités voient une boule d'un vert
éblouissant.
Vers 21 h 45 ou 21 h 50, à Valensole
(où un événement mémorable a été signalé un mois et demi plus tôt), sur la route
de Gréoux, des ouvriers d'une distillerie de lavande observent une boule lumineuse.
Un berger la voit également, et assure qu'elle est restée immobile pendant cinq
à six minutes, tout en changeant de couleur... au-dessus du champ de l'Olivol,
lieu de la rencontre du 1er juillet.
21 h 55. Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes, entre
Nice et Monaco). Plusieurs personnes, dont M. Goyon, membre de la Société Astronomique
de France, voyant le paysage inondé de lumière verte, découvrent en direction
du nord, pas très haut au-dessus de l'horizon, un objet lumineux qui file de
leur droite vers leur gauche, donc dans le sens Monaco-Nice, puis disparaît
à l'ouest-sud-ouest, au-dessus de la mer.
22 h. A Aubagne (Bouches-du-Rhône), une forte lumière
verte, semblant se diriger d'est en ouest, s'estompe au bout de quelques secondes.
Est-ce le phénomène observé cinq minutes plus tôt à Beaulieu-sur-Mer ?
A Marseille, dans le quartier Saint-Just, une première traînée
apparaît, puis une autre, qui précède « une énorme boule noire, entourée
d'une luminosité aveuglante ».
A Orange (Vaucluse), apparaît pendant quelques secondes « une
énorme boule de feu », dont la vitesse est qualifiée de prodigieuse. Déplacement
d'est en ouest, comme dans les cas que nous venons de voir. Est-ce la même chose
qui a été vue en divers endroits, de Beaulieu à Marseille ? Pour répondre
à cette question, il faudrait (répétons-le encore une fois...) des indications
précises sur les directions d'observation, les hauteurs au-dessus de l'horizon
(même approximatives, en degrés), et des heures précises. Quand on a une de
ces indications, il est bien rare qu'on ait aussi les autres, et la synthèse
de l'ensemble est difficile ou impossible.
Notons quand même qu'à Orange, un témoin distingue « des
hublots » sur l'objet.
A Avignon (Vaucluse), M. Girard est surpris par une subite
clarté illuminant le paysage. Il a juste le temps d'apercevoir un objet lumineux,
très haut dans le ciel.
A la même heure (à quelques minutes près, probablement),
il y a aussi une observation au Col de la Moréno, dans le Puy-de-Dôme. On sait
seulement que le témoin s'appelle M. Gounel. C'est bien peu, comme renseignements...
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la carte 5
22 h 15. Nouvelle observation à Aubagne, apparemment
distincte de celle qui a été signalée un quart d'heure plus tôt.
A Saint-Pierre-la-Bourlhonne (Puy-de-D.), une douzaine de
témoins, appartenant à une colonie de vacances, observent « un objet lumineux
étrange, se déplaçant parmi les étoiles ».
22 h 30. A Guéret (Creuse), M. Ducloux remarque,
se déplaçant à haute altitude, plus vite qu'un avion, mais moins vite qu'une
étoile filante, une sphère verte suivie d'une traînée orange.
22 h 45. Besse-en-Chandesse (Puy-de-Dôme) :
lumière jaune pâle éclairant les environs du lieu dit La Villetour. Boule verte
et traînée blanche, semblant assez basses. Déplacement : du nord-ouest
vers le sud-est.
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la carte 6
23 h. Une observation à Carcassonne (Aude). On sait
seulement que le témoin est un médecin. C'est « un peu » insuffisant...
23 h 50. Marseille, de nouveau. Les témoins sont
au terrain de camping « les Iris », sur la route de Cassis. Ils voient
un objet discoïdal, d'un diamètre évalué entre 7 et 10 mètres, plat en-dessous
et légèrement bombé sur le dessus. Sa consistance semble nébuleuse, sans éclat.
Il se déplace à faible allure, à une hauteur estimée à une centaine de mètres,
venant du nord et se dirigeant vers le sud. Soudain, il accélère et disparaît
à une vitesse qualifiée de fantastique, à l'horizontale. L'observation n'a duré
que quelques secondes.
Rien de connu n'explique tout ça
Il me paraît évident que les observations de cette soirée
du 16 août 1965 prouvent largement que les ovnis sont une réalité, et
non un mythe, une rumeur, une « légende urbaine » - en l'occurrence,
une légende urbaine rurale ! - ou je ne sais quelle faribole sociologique...
Ce n'est quand même pas insignifiant, comme constat, d'autant plus que les faits
sont, dans une large mesure, vérifiables ! La manifestation du phénomène
n'a évidemment laissé aucune trace physique, mais les témoignages, eux - et
ils sont nombreux- ont laissé des traces écrites. Pourtant, cette masse d'évidences
est passée inaperçue. J'ai entendu beaucoup de salades et de contre-vérités
flagrantes sur les ovnis, au cours de ces vingt dernières années, notamment
à la télévision, qui s'en est fait une spécialité. Mais personne ne parle jamais
de la soirée du 16 août 65, et pas davantage des autres OMGD. Comme c'est étrange...
Il est vrai que les faits, dans le cas du 16 août, datent
maintenant de près de 39 ans, qu'il ne doit pas être facile, aujourd'hui, de
retrouver les témoins, et que leurs souvenirs ne sont évidemment plus de toute
première fraîcheur. A cela, je répondrai deux choses :
1°) Il fallait le faire en temps utile. C'était le seul moyen
de dissiper tout doute sur la réalité de ces événements. Dans bien des cas,
ce ne devait pas être très compliqué.
Personnellement, je n'ai rencontré que cinq des témoins de
cette soirée : M. Goyon (interrogé à plusieurs reprises, à Paris), les
frères Viaules, que je suis allé voir à Saint-Papoul le 29 mars 1967, enfin
M. et Mme Pontonnier, qui m'ont exposé leurs souvenirs le 18 mars 1974, à leur
domicile à Alfortville. En outre, j'ai eu une confirmation indirecte du témoignage
de MM. Rodier et Mijoule. De plus, mes amis René et Francine Fouéré ont recueilli
celui de Mme Cozzolino, l'une des trois dames prises dans le faisceau de lumière
verte à Gréoux-les-Bains. Il ne faudrait donc pas imaginer que les témoignages
signalés (trop succinctement) dans les journaux, reposent sur du vent :
ils sont réels. D'ailleurs, les journaux ne publient jamais de faux témoignages
(9).
2°) Les événements de la soirée du 24 juillet 2003, exposés
en huit pages et demie (excusez du peu !) dans le numéro 371 de Lumières dans la Nuit,
présentent une analogie assez marquée avec ceux du 16 août 1965. Plusieurs d'entre
eux ont été évoqués dans le grand quotidien régional La Provence.
Pourtant, la presse nationale n'en a pas dit un mot. La seule recherche, semble-t-il,
qui ait été faite sur ces événements l'a été par l'un des témoins, M. Albanese,
qui a pris sa propre expérience au sérieux, et a aussitôt recherché les autres
témoins. Hormis cette initiative individuelle, heureusement relayée par MM.
Julien et Henry, l'affaire est passée inaperçue. Pourtant, elle recèle à peu
près autant de preuves de la réalité des ovnis, que celle du 16 août 1965.
Les faits sont là, ils attendent simplement qu'on veuille
bien leur accorder un peu d'attention. N'oublions pas que le 16 août 1965 n'est
qu'un exemple, parmi notre liste d'OMGD. Ce n'est d'ailleurs pas, quantitativement
ni qualitativement, le plus démonstratif : l'affaire du 5 novembre 1990
présente une toute autre envergure, ce qui ne l'a pas empêchée de passer à la
trappe, comme les autres.
Au lieu d'ignorer les témoignages, ou de les tenir à priori
pour insignifiants, on ferait mieux d'aller les recueillir aux sources, et de
les examiner soigneusement. Pour tous ceux qui se sont astreints à ce travail,
la prétendue « absence de preuve » n'est qu'un sujet de plaisanteries.
Concrètement, comment procéder ?
Un autre problème se manifeste, à propos des OMGD :
les témoignages qu'on obtient, quand on ne les recueille pas soi-même à la source,
sont généralement trop pauvres en données géométriques simples, ainsi que nous
venons de le voir dans le cas du 16 août 65. Pour pouvoir faire la synthèse
d'observations simultanées ou quasi-simultanées, et notamment pour comprendre
si deux témoignages distincts se rapportent, ou non, au même objet, il est nécessaire
de connaître, pour chacun, la direction du regard du témoin et la direction
de déplacement de l'objet. Rares sont les témoins qui pensent à fournir spontanément
ces deux indications, et même quand ils le font, il arrive que les journaux
ne les donnent pas : nous venons de voir des témoignages, recueillis dans
la presse, où une direction est indiquée, sans qu'on sache s'il s'agit de celle
dans laquelle regarde le témoin, ou de celle du mouvement de l'objet. Lorsqu'on
a la possibilité d'interroger directement un témoin, il arrive qu'il ait du
mal à indiquer clairement ces directions. La simple notion d'azimut est loin
d'être familière à tous.
Une autre donnée intéressante, quoique moins rigoureusement
nécessaire, est la taille apparente de l'objet. Or, très peu de personnes sont
familiarisées avec cette notion, pourtant simple, et beaucoup ont tendance à
surestimer (d'un facteur souvent énorme !) les évaluations de taille apparente.
On peut s'en convaincre en demandant aux gens quel est le diamètre « à
bout de bras » de la pleine lune, ou encore quel objet il faut tenir à
bout de bras (tendu) pour cacher exactement l'astre des nuits. Les réponses
qu'on obtient illustrent parfaitement la difficulté d'obtenir des estimations
fiables de taille apparente.
Il me semble donc que nous aurions intérêt à porter nos efforts
dans trois directions :
1°) d'une part, faire connaître les OMGD les plus probantes,
celles qui ne peuvent que convaincre toute personne de bonne foi, et raisonnablement
curieuse, de la réalité des ovnis. (La difficulté majeure consistera peut-être
à trouver des personnes cumulant ces deux qualités...)
2°) Insister sans relâche, pour faire connaître la nécessité
d'indications aussi précises que possible, surtout en ce qui concerne la direction
du regard du témoin (en azimut et en site) et la direction estimée de déplacement
de l'objet, quand déplacement il y a. Lumières dans la Nuit
devrait prendre prochainement une initiative en ce sens.
3°) Ne surtout pas manquer les occasions qui se présenteront
à l'avenir. Notre tableau montre que les OMGD ne sont pas très rares, qu'il
y en a eu à peu près une par an au cours des dix dernières années, et que la
moitié d'entre elles environ offrent des preuves (parfois éclatantes) de la
réalité des ovnis. Si nous savons nous y prendre, et si la chance nous sourit,
les OMGD permettront peut-être de mettre fin au climat d'incrédulité irrationnelle
qui rend l'atmosphère actuelle difficilement respirable. Pour y parvenir, il
faudra fournir un effort d'enquête maximal, pour ne pas laisser les évidences
se perdre. Au lendemain des événements du 24 juillet 2003, les éléments qui
ont été recueillis l'ont été à l'initiative d'une seule personne, alors que
la vague-éclair avait affecté trois départements, et que plusieurs témoignages
avaient été signalés dans un quotidien régional !
Bonne chance à ceux qui voudront bien tenter l'aventure.
Je crois qu'un jour nous y parviendrons. Pourquoi laisser ce plaisir aux générations
futures ?
Notes et références :
1 : On trouvera dans le numéro 373 de LDLN un
tableau récapitulatif des cas les plus probants, avec les références des sources
- Retour
2 : exemple : la découverte par le Dr Burleson
de la structure (en nid d'abeilles) des célèbres « lumières de Lubbock »
photographiées au Texas le 30 août 1951 (voir International UFO Reporter
vol. 26 n°2, été 2001, et LDLN 363) : elle n'a eu,
apparemment, aucun écho dans la grande presse. de Charles Bowen (éditions
J'ai lu, collection « l'aventure mystérieuse », 1974) - Retour
3 : Un demi-siècle après cette avalanche d'évidences,
le message n'a toujours pas été reçu, malgré les « piqûres de rappel »
qu'ont été la vague des années soixante-dix, celle du 5 novembre
1990, et quelques incidents de moindre ampleur qui, eux aussi, sont étrangement
tombés dans les oubliettes... Tous les numéros de LDLN de l'année 2004
(à partir du 371) contiennent des informations, pour la plupart inédites,
sur la grande vague de 54. Il y a dix ans, à l'occasion du quarantième
anniversaire, Lumières dans la Nuit
avait déjà publié une série d'articles sur cet événement aussi colossal que
méconnu, dans ses numéros 319 à 321, 324 à 326, 328, 330
et 343 à 347 - Retour
4 : LDLN 328 et 330 - Retour
5 : LDLN 331 - Retour
6 : LDLN 330 - Retour
7 : voir par exemple Ovni : L'évidence,
de J.-J. Velasco (Carnot, 2004), pp. 95 à 100 - Retour
8 : LDLN 207 et 231-232 - Retour
9 : ...hormis le 1er avril, évidemment. Cette
année (2004), nous avons eu connaissance de deux canulars journalistiques :
l'un dans la Semaine du Lot, l'autre dans le Journal du Bugey.
Les vérifications qu'il a bien fallu faire, malgré tout, nous ont fait perdre
quelques heures, et obligés à donner un certain nombre de coups de téléphone
en pure perte. Ces « poissons » entretiennent le « folklore ufologique »,
c'est-à-dire, au fond, l'idée que tout ça n'est que de la rigolade. Les faits
indiquent abondamment clairement le contraire, depuis plus d'un demi-siècle,
mais c'est une évidence qui tarde à s'imposer chez certains, qui sont pourtant
censés informer le public. Ils gagneraient à se renseigner, par exemple, sur
les OMGD ! - Retour |